Règles d'hygiène, de sécurité et de conservation
Désinfection
Tout matériel doit être désinfecté avant utilisation
Ici vous trouverez les consignes d’Aroma Zone
À réception d’un contenant neuf, ou en cas de réutilisation d’un contenant usagé, pensez à bien nettoyer correctement vos contenants (avant stockage ou avant utilisation), avec de l’eau chaude et du produit vaisselle.
Pour les contenants résistants, il est possible de les passer quelques minutes dans l’eau bouillante (si votre eau n’est pas trop calcaire et ne provoque pas de dépôt).
Dans le cas contraire, et pour tous les autres contenants ne résistant pas aux hautes températures (comme les pots et flacons PET), sprayez un peu d’alcool 70°, secouez ou étalez avec un coton/mouchoir/compresse propre et laissez évaporer.
Pour rappel, il faut de l’éthanol 70°, type alcool modifié à désinfecter que l’on trouve au rayon pansement. Pas d’alcool à brûler, pas de vinaigre, pas de javel, etc.
Pour la saponification à froid, la désinfection n'est pas nécessaire, mais réservez votre matériel à cet usage.
Les bonnes pratiques de fabrication – BPF
Une fois votre matériel propre et désinfecté, vous pouvez réaliser vos cosmétiques en essayant de rester le plus propre possible :
- Lavez-vous les mains ou portez des gants propres
- Travaillez sur une surface propre/désinfectée (idéalement un tissu légèrement imbibé d'alcool pour poser vos ustensiles) et dégagée
- Évitez de toucher directement les ingrédients avec vos doigts
- Respectez les proportions de votre recette
- Utilisez un conservateur adéquat le cas échéant (cf paragraphe ci-dessous)
Conservation
Réaliser ses cosmétiques maison, c’est super, mais bien les conserver, c’est encore mieux !
Il est important de comprendre quand un conservateur est nécessaire, afin de ne pas risquer de perdre votre préparation dans les jours suivants sa réalisation. Les plus grands ennemis des cosmétiques maison sont les microbes (moisissures, levures, bactéries), la lumière, la chaleur, l’air et l’humidité. Les radicaux libres présents dans l’air vont se fixer sur certaines molécules de votre préparation et la dégrader. Ce phénomène est accéléré par la lumière et la chaleur. Quelque soit votre préparation, essayez donc de la stocker dans un endroit sec et à l’abri de la lumière (dans un contenant teinté, par exemple, si un placard n’est pas possible).
Lorsqu’on débute on a tendance à confondre conservateur et anti-oxydant :
Un conservateur permet de limiter la contamination des produits aqueux : obligatoire pour tous les produits contenant une phase aqueuse (crème, gel douche, lotion, …)
Les anti-oxydants permettent de limiter le rancissement des produits huileux : facultatif, recommandé pour les huiles végétales sensibles.
Les conservateurs les plus connus sont :
🔹 Le cosgard (aussi appelé isocide, geogard, selon les fournisseurs) : synthétique mais autorisé en cosmétique bio, c’est le conservateur le plus efficace et le plus commun en cosmétique maison, meilleur rapport qualité prix. (dosage 0,6-1 %, durée de conservation 3 mois). Il peut cependant être irritant, et il est déconseillé pour un produit destiné au contour des yeux.
🔹 Le leucidal : plus onéreux que le cosgard, il est 100% naturel, et à privilégier pour les peaux sensibles, notamment en cas de réaction au cosgard, ou pour les peaux fragiles comme les bébés et enfants. (dosage 3-4%, durée de conservation 1 mois).
🔹 Le naticide : moins courant que le cosgard, il permet cependant de conserver des produits à pH alcalin (pH 7-9). (dosage 0,6-1%, durée de conservation 2 mois)
🔹 Complexe benzoate-sorbate : rarement utilisé seul, il permet de renforcer l’action des autres conservateurs, notamment l’EPP et le leucidal. Peut aussi être ajouté en synergie avec le cosgard dans les préparations sensibles (contenant du miel, du lait, du gel de lin, des poudres de fruits). (dosage 1%, durée de conservation 2 mois)
🔹 L’extrait de pépins de pamplemousse (EPP). Il doit être à usage cosmétique, et non alimentaire (trop peu concentré). De plus, son spectre d’action est surtout dirigé contre les bactéries mais peu contre les levures et moisissures, il est donc déconseillé dans les préparations sensibles. (dosage 0,6%, durée de conservation 1 mois).
🔹 Le cosgard (aussi appelé isocide, geogard, selon les fournisseurs) : synthétique mais autorisé en cosmétique bio, c’est le conservateur le plus efficace et le plus commun en cosmétique maison, meilleur rapport qualité prix. (dosage 0,6-1 %, durée de conservation 3 mois). Il peut cependant être irritant, et il est déconseillé pour un produit destiné au contour des yeux.
🔹 Le leucidal : plus onéreux que le cosgard, il est 100% naturel, et à privilégier pour les peaux sensibles, notamment en cas de réaction au cosgard, ou pour les peaux fragiles comme les bébés et enfants. (dosage 3-4%, durée de conservation 1 mois).
🔹 Le naticide : moins courant que le cosgard, il permet cependant de conserver des produits à pH alcalin (pH 7-9). (dosage 0,6-1%, durée de conservation 2 mois)
🔹 Complexe benzoate-sorbate : rarement utilisé seul, il permet de renforcer l’action des autres conservateurs, notamment l’EPP et le leucidal. Peut aussi être ajouté en synergie avec le cosgard dans les préparations sensibles (contenant du miel, du lait, du gel de lin, des poudres de fruits). (dosage 1%, durée de conservation 2 mois)
🔹 L’extrait de pépins de pamplemousse (EPP). Il doit être à usage cosmétique, et non alimentaire (trop peu concentré). De plus, son spectre d’action est surtout dirigé contre les bactéries mais peu contre les levures et moisissures, il est donc déconseillé dans les préparations sensibles. (dosage 0,6%, durée de conservation 1 mois).
Les anti-oxydants les plus connus sont :
🔸 La vitamine E : s’utilise à un très faible dosage pour limiter le rancissement des huiles sensibles. Elle est donc facultative. On la conseille surtout pour les huiles fragiles, mais elle peut être ajoutée à tout produit huileux pour améliorer sa stabilité. Il est tout de même conseillé de garder les huiles sensibles au frigo. Plus d’infos, ainsi que la liste des huiles sensibles est disponible ici. (dosage 0,1-0,2%).
🔸 L’extrait CO2 de romarin : plus rarement utilisé, mais plus puissant que la vitamine E, il peut être intéressant en savonnerie notamment, là où la vitamine E ne survit pas à l’action de la soude. (dosage 0,05-0,4%)
🔸 La vitamine E : s’utilise à un très faible dosage pour limiter le rancissement des huiles sensibles. Elle est donc facultative. On la conseille surtout pour les huiles fragiles, mais elle peut être ajoutée à tout produit huileux pour améliorer sa stabilité. Il est tout de même conseillé de garder les huiles sensibles au frigo. Plus d’infos, ainsi que la liste des huiles sensibles est disponible ici. (dosage 0,1-0,2%).
🔸 L’extrait CO2 de romarin : plus rarement utilisé, mais plus puissant que la vitamine E, il peut être intéressant en savonnerie notamment, là où la vitamine E ne survit pas à l’action de la soude. (dosage 0,05-0,4%)
Remarques :
📌 Pensez à vérifier la compatibilité de votre conservateur avec votre préparation. L’EPP est par exemple incompatible avec la gomme xanthane, le cosgard pur est corrosif, il ne doit pas être en contact avec le plastique PET des flacons. Vous pouvez trouver ces informations sur les fiches conseils de chaque conservateur.
📌 Les exceptions de la conservation :
- Les solides comme les savons, les shampoings solides, les barres de douche, … n’ont pas besoin de conservateur, n’ayant pas/plus de phase aqueuse (l’eau ajoutée aux shampoings solides et barres de douche s’évapore lors du séchage du produit).
- Le liniment n’a pas besoin de conservateur non plus, il s’auto conserve plusieurs mois (voir recap liniment).
- Les produits contenant du savon dilué (2-3%) tels que la lessive à base de savon, les gels douche ou gels lavant pour les mains contenant du savon peuvent se passer d’un conservateur pendant 3-4 semaines. Si vous souhaitez en ajouter un pour garantir une meilleure conservation, orientez-vous vers le naticide qui garde son efficacité en milieu alcalin.
- Les bases neutres d’AromaZone contiennent déjà un conservateur, inutile d’en ajouter un supplémentaire.
- Le gel d’aloe vera d’AromaZone contient lui aussi un conservateur, mais il est conseillé d’en ajouter si vous l’utilisez pour fabriquer un oléogel ou une chantilly de karité. Choisissez de préférence un autre conservateur que le leucidal (présent dans le gel) afin d’éviter un surdosage.
- Pour les huiles végétales, vous pouvez ajouter 0,2% de vitamine E dès la réception de vos flacons, afin de ne plus avoir à vous soucier d’en ajouter dans vos préparations par la suite.
Test d’allergie
Avant d’utiliser un nouveau produit cosmétique, il est conseillé de réaliser un test d’allergie, soit dans le pli du coude, soit au-dessus de l’oreille. Même en réalisant des produits naturels, on peut faire une réaction allergique, ou tout simplement une réaction d’irritation à n’importe quel produit. Il est donc important de vérifier votre tolérance au produit avant de l’utiliser sur une surface plus étendue.
Équipements de protection individuelle
Il existe différents équipements de protection pour la cosmétique maison : lunettes, gants, masque, … L’utilisation d’un masque est fortement recommandée pour certains produits pulvérulents tels que les tensioactifs en poudre (SCI, SCS, SLSA, SLMI et consorts), le shikakai, … qui sont très irritants pour les voies respiratoires en cas d’inhalation.
L’utilisation de gants et lunettes est recommandée pour la manipulation de certains ingrédients potentiellement irritants. Vous pouvez retrouver cette information sur la fiche conseil de l’ingrédient, dans la rubrique Utilisation / Précautions.
En cas de déversement d’un produit concentré et/ou irritant et en cas de contact avec la peau, rincez immédiatement à l’eau (si produit aqueux) ou à l’huile (si produit huileux, telles que les huiles essentielles) pour diluer le produit.
Traçabilité des recettes
Pensez à bien noter vos recettes et leur date de fabrication dans un cahier, tableur, notes, ou tout autre support. C’est non seulement utile si vous voulez refaire la recette plus tard, mais c’est aussi pratique en cas de réaction à une recette. Vous pouvez y noter vos impressions ou vos suggestions pour la prochaine réalisation.
Étiquetage des préparations
Il est primordial d’étiqueter correctement vos produits ! Le nom du produit et la date de fabrication (et/ou la limite de conservation) sont indispensables. Vous pouvez aussi y ajouter la composition du produit et sa contenance.
Cela évitera de garder un produit trop longtemps, ou un mauvais usage d’un produit par une autre personne. Comme pour tout cosmétique, gardez-les hors de la vue et de la portée des enfants.
Vous pouvez acheter des étiquettes autocollantes, ou bien les confectionner vous-mêmes, à imprimer sur du papier adhésif.






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